Pourquoi prions-nous à la troisième personne au lieu d'adresser nos supplications et nos louanges directement à Dieu ? Par exemple, le prêtre dit : "Priez, mes frères et sœurs, pour que notre sacrifice soit agréé par Dieu, le Père tout-puissant" et nous répondons : "Que le Seigneur accepte le sacrifice entre vos mains pour la louange et la gloire de son nom, pour notre bien et le bien de toute son Église". Pourrions-nous dire plutôt : "Seigneur, accepte le sacrifice offert pour la louange et la gloire de ton nom, pour notre bien et le bien de toute ton Église" ?
Nous ne prions pas à la troisième personne. La liturgie de l'Église est le culte public officiel rendu à Dieu. Comme il ne s'agit pas d'un culte privé, les membres présents sont reconnus tout au long du service. Ainsi, de temps en temps, le prêtre-présentateur s'adresse à eux en disant : "Le Seigneur soit avec vous", et le peuple répond : "Et aussi avec vous". Nous communiquons les uns avec les autres. Il ne s'agit pas d'une prière.
Que le Seigneur accepte le sacrifice entre vos mains pour la louange et la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute son Église n'est pas une prière. Elle s'adresse au prêtre comme une reconnaissance de l'action sacrée qu'il s'apprête à accomplir. C'est une réponse à sa demande : "Priez, mes frères, pour que notre sacrifice soit agréable à Dieu, le Père tout-puissant. Même s'il vient de demander au peuple de prier, leur réponse s'adresse à lui et n'est pas censée être une prière.
L'ultime prière d'offrande vient ensuite : "Par lui, avec lui et en lui, dans l'unité du Saint-Esprit, à toi, Père tout-puissant, toute gloire et tout honneur, pour les siècles des siècles. Seul le prêtre prononce cette prière, et le peuple l'affirme par un "Amen". Tant les paroles du prêtre que celles du peuple sont des prières et s'adressent directement à Dieu.